Centre scolaire Samuel-de-Champlain

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Une douzaine d’élèves de niveau secondaire inscrits au cours de droit de M. Simon Paulin du Centre scolaire Samuel-de-Champlain de Saint-Jean souhaite paver la voie à la réconciliation avec les peuples autochtones du Nouveau-Brunswick. Ils ont officiellement lancé une campagne le 15 décembre dernier pour que le fleuve Wolastoq retrouve son nom. La symbolique serait particulièrement forte, puisque c’est justement l’explorateur français dont l’école de Saint-Jean tire son nom qui a changé le nom du fleuve, lorsqu’il a jeté l’ancre dans l’embouchure du cours d’eau, le jour de la Saint-Jean-Baptiste 1604.

Après avoir organisé deux cérémonies des couvertures, l’une pour les élèves et l’autre pour le public, et qui racontaient l’histoire du point de vue des peuples autochtones de l’île de la Tortue (Amérique du Nord), les élèves du cours de droit de M. Paulin du Centre scolaire Samuel-de-Champlain de Saint-Jean ont décidé qu’il était temps de corriger certaines erreurs du passé et que le Nouveau-Brunswick était bien placé pour être un modèle de Réconciliation et de justice réparatrice.

« Nous avons rencontré la semaine passée des élèves des classes de français 10 et 11 de l’école secondaire Sainte-Anne de Fredericton, qui vont à leur tour l’apporter à leur cour de droit » raconte Kelcy Levesque, élève de 12e année. « Ils étaient absolument d’accord que des changements doivent être faits et nous espérons que le public et les médias vont nous appuyer ». Déjà, le groupe d’élèves de M. Paulin a reçu une autre invitation à faire une présentation au cours des prochaines semaines, cette fois aux élèves de l’école Mathieu-Martin, à Dieppe.

« C’est tellement impressionnant de voir les élèves travailler tellement fort afin de faire un changement positif dans la communauté », explique M. Paulin, enseignant du cours de droit au Centre scolaire Samuel-de-Champlain. « C’est beau de les voir réagir de manière positive après l’enseignement de la Piste des larmes, l’activité de la couverture, l’histoire difficile des peuples autochtones. Je n’aurais jamais cru que les élèves seraient autant passionnés d’apporter cette justice réparatrice ».

Rappelons que les terres sur lesquelles nous sommes rassemblés au Nouveau-Brunswick font partie du territoire traditionnel non cédé des Wolastoqiyik (Malécites) et des Micmacs. Ce territoire est visé par les « traités de paix et d’amitié » que les Wolastoqiyik et les Micmacs ont d’abord conclus avec la Couronne britannique en 1726. Les traités en question ne comportaient pas de clause relative à la cession des terres et des ressources, mais reconnaissaient de fait le titre des Micmacs et Wolastoqiyik et définissaient les règles quant à ce qui devait être des relations durables entre les nations.

Un premier pas concret pour une reconnaissance territoriale et un geste d’amitié serait de redonner aux lieux principaux de la province leur appellation d’origine ou d’accepter une double nomenclature autochtone/franco-britannique. Car après tout, l’île de la Tortue était habitée depuis plus de 13 000 ans (de récentes études ramèneraient cette barre à plus de 30 000 ans) avant que les Européens ne « découvrent » l’Amérique.

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